Le blog de Christine Ontivero

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Christine Ontivero

Christine Ontivero

Christine Ontivero n'a pas encore mis à jour sa biographie

Bon, tu vois, je te laisse passer en premier mais tu sais que cela ne va pas durer.
Tu as voulu t’installer chez moi. Tu ne m’as pas prévenu. Maintenant tu es là et tu me fais mal.
Non seulement tu me fais mal, mais tu fais mal aux gens qui m’aiment. Tu imagines les dégâts que tu causes autour de toi !

Alors, tu vas  vite prendre le large sans violence. Tu vas comprendre que si tu ne te résous pas à aller t’installer ailleurs, on va se faire mal. Mon corps aura mal mais toi tu seras détruit. Alors réfléchis bien parce que  je me sens bien plus forte que toi.

Ensuite, je ne t’oublierai pas. On ne peut pas oublier une telle intrusion, mais notre relation sera plus calme. Je serai un peu plus à l’écoute des messages que tu as voulu me communiquer en t’installant dans mes seins.

J’ai compris que je ne pouvais pas changer la face du monde.

J’ai compris qu’on pouvait être exigeant sans s’en rendre malade.

J’ai compris que je pouvais bien faire sans attendre des autres qu’ils fassent aussi bien que moi.

J'ai compris qu'il fallait que je me respecte.

Tu vois, je suis sur le bon chemin. Alors va-t-en.

Prends un autre chemin puisque moi je suis en train de prendre le bon.

Je t’en serai éternellement reconnaissante.

Commentaires récents pour ces articles - Voir tous les les commentaires
  • Barbara
    Barbara a écrit #
    Bonsoir, Bravo pour votre état d esprit. Ça fait peu de temps que j ai fini de mettre dehors cette chose. Si vous avez besoin d éc
  • Bossavit
    Bossavit a écrit #
    J'adore cet article il est tellement réel. J'espère tellement qu'il partira de lui mm avant que je sois trop agressé.

Ces jeunes blancs-becs qui débarquent tout frais formés dans des écoles de gestion où on leur apprend à manier le tableur excel mais surtout pas à diriger une équipe font beaucoup de dégâts. Tout le monde s’en plaint et c’est grâce à leurs méthodes débiles que l’on se retrouve un coup avec Pierre, un coup avec Paul, un coup avec Jaques au téléphone pour un problème qui serait bien plus vite réglé si on avait un interlocuteur responsable d’un groupe de clients. Mais non, à chaque fois, il faut raconter la même histoire parce Paul ne sait pas ce qu’a dit Pierre. Orange, France Telecom, Sfr, Bouygues, American Express, La Redoute, etc… tous nous font le coup du « appuyez sur 1, appuyez sur 3 »… Vive le progrès !

Quand ce management débile envahit les médias, il y a vraiment de quoi s’inquiéter.

Je dois sûrement vieillir plus vite que mon ombre car j’ai connu l’époque où les journalistes étaient des vrais journalistes, curieux de tout, avides de connaissances, n’hésitant pas à se déplacer pour faire une enquête de terrain. Désormais, on fait le plus souvent du copier coller de dossiers de presse. Vous me direz, les agences de com servent à ça. Après tout, n’ont-elles pas pris le pouvoir ? Il n’y a qu’à voir comme un certain DSK nous a débité un discours bien rodé que personne ne croit, sauf ceux qui ont vu le Père Noël une fois dans leur vie !

J’ai toujours aimé communiquer avec les quotidiens régionaux mais force est de constater que les rubriques vins disparaissent petit à petit. Je m’en étais déjà émue sur ce blog mais je semble être la seule. Et, désormais, il y a plus inquiétant. Les quelques quotidiens régionaux qui continuent à avoir une rubrique vins - jusqu’à la retraite de ceux qui tiennent cette rubrique car, quand ils s’en vont, ils sont rarement remplacés puisque le vin semble n’avoir aucun intérêt pour les jeunes blancs-becs – décident, de plus en plus, de ne consacrer qu’une colonne aux vins de leur région. En peu de temps, cela fait deux potes de la PQR qui me disent « désormais, ne m’envoie plus des vins de XXX ou de YYY car je ne pourrai plus en parler, le nouveau chef demande que l’on n'écrive que sur les vins de la région ». Dans une société qui prône la mondialisation, une société où l’on forme des blancs-becs à diriger « sans savoir »,  n’y a-t-il pas un paradoxe à réduire l’information de ses lecteurs aux produits de sa région ?

Où est la logique dans tout ça ? Moi je dis : ATTENTION DANGER ! Quand on se réveillera, il sera trop tard. Les c..s sont de plus en plus nombreux !

Déjà, la confusion des genres entre communication et information ne fait pas du bien à la presse. On ne peut que déplorer de voir de plus en plus d'articles intimement liés à l'achat d'espace. Il suffit, pour s'en convaincre, de lire quelques uns des magazines les plus en vue pour constater que les sujets sur les grandes maisons du vin sont suivis ou précédés d'une page de pub sur les fameuses grandes maisons.

Mais il y a aussi le manque de sérieux de la presse. Je taierai le nom d'un groupe de presse qui publie quantités de magazines sans que l'on n'ait jamais vu le bout de la plume des journalistes, normal : ils font du copier coller des dossiers ets communiqués de presse. Gênant tout de même quand on est sensé conseiller des choix de vins jamais dégustés.

Dans un autre domaine, celui de la mode, ce n'est pas mieux. De temps en temps, j'achète des magazines féminins, pour me distraire ou pour voir si, par bonheur, le vin y trouverait enfin une petite place. Que nenni !

En revanche, je n'ai pu m'empêcher d'envoyer le courrier qui suit à un magazine féminin dont je taierai le nom car, une fois de plus, il ne s'agit pas de faire de la délation mais juste de vous faire partager le ridicule de certaines situations. Ah, elles sont nombreuses ces rédactrices de magazines féminins qui nous envoient aux pelotes quand on appelle pour savoir si, par bonheur, elles ne prépareraient pas un sujet pour les fêtes de fin d'année où nos vins auraient leur place, toujours sur un ton condescendant, nous prenant pour des "bouseuses". Lisez le courrier qui suit adressé à la rédactrice en chef d'un de ces magazines. Si au moins cela pouvait les faire redescendre sur terre !

 

Bonjour,
Achetant de temps en temps votre magazine, je ne peux que constater le manque de sérieux en matière de coordination de la rédaction.

Fort heureusement, je ne suis pas une « suiveuse » et j’ai assez de personnalité pour ne pas suivre les tendances. Je prends votre magazine pour me distraire. Mais… On peut se distraire en ayant entre les mains un magazine sérieux. Or, concernant ..., il est légitime de se poser la question de savoir s’il y a une réelle concertation ou coordination dans les pages mode.

Qu’est-ce qui me fait me poser cette question ? Le numéro que j’ai reçu vendredi 9 septembre.

Dans votre rubrique je garde/je jette, page 107, on lit : je jette ma chemise à carreaux. Et que voit-on un peu plus loin dans les pages shopping 148 et 156 ? la fameuse chemise à carreaux comme conseil d’achat pour être dans le ton à la rentrée.

Page 114, on nous explique qu’il faut remiser les cuissardes aux oubliettes pendant quelques saisons et que voit on en pages modes de la saison 148 et 123 ? Les horribles cuissardes à franges d’Isabel Marant, page 148 et page 123 en noir.

Tout cela n’est pas très sérieux. Pas étonnant que la presse française se porte mal. Je veux bien me distraire mais pas avec du « n’importe quoi ».

 Sincères salutations.

Quelle est la différence entre information et communication ?

Un des mes consoeurs me disait, voici quelques mois que, dans quelques années, nous ne serions plus que des intermédiaires pour du publi-rédactionnel. J'espère ne jamais connaître cette période car j'ai choisi le métier d'attachée de presse, parce que je respecte la liberté de la presse. Je n'ai pas choisi d'être une intermédiaire entre un vigneron qui serait prêt à acheter de l'espace publicitaire et un magazine dont l'interlocuteur se prétendant journaliste lui garantirait d'écrire du bien sur ses produits ou son entreprise moyennant achat d'espace. Que la presse vive de la pub, ce n'est un secret pour personne mais que l'on mélange tout, c'est très inquiétant. Voir ci-dessous échange de mails avec le directeur de la publication (à mon avis il ne sait pas ce qu'est vraiment un directeur de la publication) d'un site internet. Par courtoisie et, comme toujours, vu qu'il ne s'agit pas de faire de la délation, je ne donne ni son nom, ni le nom de son site.

 

 

 

Demande
Je suis XX, directeur de la publication de XX. Aujourd'hui, nous recherchons des sources de financement et réfléchissons à l'ouverture de notre espace à la communication des domaines. Se peut-il que nous en parlions afin d'échanger sur ce point précis ?

Ma réponse

Si votre demande consiste à avoir mon avis sur une négociation commerciale avec un ou plusieurs de mes clients, je suis désolée de devoir vous dire que je n’interviens pas dans ce domaine. Je me le suis toujours interdit ayant une conception de mon métier qui, malheureusement, a tendance à disparaître. Mais... Je suis de la vieille école. Je suis attachée de presse. Donc, ma mission est d’informer les journalistes sur l’actualité de mes clients pas de négocier des espaces publicitaires dans tel ou tel support.
Je comprends, bien entendu, que tout organe de presse, qu’il soit papier ou électronique a besoin de moyens pour vivre et il est tout à fait normal que ces organes tentent de décrocher des budgets publicitaires. Mais cela ne doit en aucun cas être le fait d’une équipe rédactionnelle, mais d’un courtier en publicité et une ou un attachée de presse ne doit pas non plus servir d’intermédiaire pour ce faire.
Je n’ignore pas que des gens qui font mon métier n’ont pas ce code de déontologie. Je ne peux que le déplorer comme je pourrais déplorer la collusion, la confusion des genres dans bien des domaines. La liste est longue.

Je suis une résistante, une de celles qui pensent – de plus en plus rares  – qu’il ne faut pas
mélanger les genres.

Donc, si telle était votre demande, je ne pourrai vous être d’aucun secours.

 

Sa réponse


Vous avez sans doute remarqué aussi que XX était une sorte de dinosaure qui résiste aux sirènes de la dépendance. Donc, de ce point de vue, sachez que je comprends tout à fait votre position, même si je suis étonné que votre réponse ne soit pas plus adaptée à votre interlocuteur.

Nous sommes juste en train de réfléchir à une façon de donner la parole aux domaines sur notre site, aujourd'hui très connu dans le monde du vin, et donc, il y a un intérêt pour vos clients à communiquer sur notre site, assimilé à un média, même s'il n'est pas presse écrite.

J'imagine très bien que les courriels que vous m'envoyez régulièrement trouveraient leur place sur notre site dans un espace bien défini et qu'ils auraient ainsi une audience et une diffusion bien plus large qu'ils ne l'ont aujourd'hui. Rien de plus, mais rien de moins non plus.

Vous n'avez pas, chère madame, le monopole de l'éthique. 



La mienne

En quoi ma réponse n’est pas adaptée à mon interlocuteur ? N’avez-vous pas écrit cela ?
“ Aujourd'hui, XX cherche des sources de financement et réfléchit à l'ouverture de son espace à la communication des domaines”.

Qu’entendez-vous par intérêt à communiquer ? J’envoie mes informations presse à tous les organes de presse écrite ou internet susceptibles de relayer l’information, dont vous.  Libre à vous de les relayer ou pas. Je ne comprends pas bien où vous voulez en venir. C’est peut-être ce qui explique une réponse que vous jugez inadaptée ?

Précisez votre pensée par cet espace bien défini. Ce sont les supports auxquels je m’adresse qui déterminent l’espace qu’ils souhaitent donner à mon information et non moi qui leur dit “tu dois faire ceci ou cela”. On peut se permettre cela quand on joue au jeu du “je te prends de la pub mais tu parles de moi, mais pas quand on se contente d’informer, non ?” Je ne me suis jamais autorisée de demander à quelque organe de presse que ce soit de placer mon information de telle ou telle manière, justement parce que, pour moi, la presse doit être indépendante.

Je n’ai pas cette prétention en revanche je m’entends répondre dans 90 % des cas, quand j’explique ce que je ne touche pas aux négociations commerciales : “les autres le font”. C’est aussi stupide que si je disais à mon fils : mets toi un anneau dans le nez, les autres le font !


Je vous invite donc à préciser votre demande puisque, vraisemblablement, il ne s’agit pas de négociation commerciale

 

 

 

Sa réponse

Vous communiquez pour des domaines. Ces domaines vous rétribuent pour cela. J'imagine aussi que plus vous communiquez largement pour ces domaines et plus leur écho a du retentissement, plus vous jugez avoir mieux fait votre travail et plus vos clients sont contents de votre prestation.

Ce que XX peut éventuellement vous proposer, c'est de faire cette publication directement sur le forum sur un espace clairement défini et qu'il vous appartient de gérer. Mais sans doute le domaine en question peut le faire lui-même directement. Ma démarche vers vous a un objectif de simplification par le fait que vous regroupez plusieurs références. Et bien entendu, cet espace aurait un coût : car cela s'appelle de la publicité, plus informative que réellement commerciale, mais publicité quand même.

La limite très fragile entre communication et publicité est parfois floue parce qu'elle est tabou.
Je m'aperçois que finalement, dans mes commentaires élogieux sur certains vins, je fais de la publicité et que le principal bénéficiaire, en dehors de moi si j'ai pris du plaisir à déguster un vin, c'est le domaine qui trouve là une définition gracieuse de son vin sans d'ailleurs qu'il en ait formulé la demande.

Le concept que je vous présente est différent, parce que dans ce cas, c'est une démarche volontaire du producteur ou le cas échéant de vous qui vous occupez de sa communication.

A partir d'un exemple concret : tel domaine envisage d'organiser des "portes ouvertes". Il diffuse cette information par différents canaux et notamment par le vôtre. Il peut, ou vous pouvez passez ce relais sur XXX de façon contractuelle. C'est ainsi tout le public cible qui est informé directement. La question est de savoir si cette démarche émane du domaine directement ou de vous. Sur le terme, si le domaine contractualise directement avec nous, il risque de ne plus, ou de moins passer par vous.



Ma dernière réponse


C’est donc bien ce que j’avais compris. Je ne touche pas à ce domaine

Absolument pas d’accord avec vous. Toutes les écoles de communication enseignent bien la différence. Ce flou est de plus en plus présent parce que trop de gens mélangent les genres. Le propos d’un journaliste doit rester indépendant. Cela s’appelle de l’information !

Ne vous faites aucun souci pour moi. Mes clients savent bien quel est mon métier.

Patrick vient de nous quitter. Un homme d’une grande générosité quand il recevait chez lui, dans sa Lozère natale, loin, si loin de tout que nos visites s’y faisaient rares.

Des repas pantagruéliques et une cave inouïe. Toutes les bonnes bouteilles y étaient. Il n’en manquait pas une. Quand sonnait l’heure de l’apéritif, il nous invitait à descendre dans cette

véritable taverne d’Aliba et, posés sur une table, jambon, saucisson, caillettes, pâtés… nous attendaient. Quant à la table, il fallait renoncer à faire un repas en 1 h. Chez Patrick, on pouvait rester à table jusqu’à 4 h. Quand on pensait avoir fini, un nouveau plat nous était servi.

Patrick n’acceptait pas que ses amis payent. C’est peut-être pour ça aussi que nous hésitions à lui rendre visite plus souvent.
Je me souviens un jour lui avoir dit que certains devaient en profiter. Sa réponse restera à jamais gravée dans ma mémoire «  tant pis pour eux ».

Patrick aimait la vie. Il la croquait à pleines dents. C’était un ami, un vrai, une belle personne, d’une humanité rare et d’une générosité hors normes.




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