Le blog de Christine Ontivero

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Christine Ontivero

Christine Ontivero

Christine Ontivero n'a pas encore mis à jour sa biographie

Indignez vous que Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière soient toujours retenus en Afghanistan

Indignez vous que des membres du gouvernement aient pu dire, au tout début de leur

captivité, qu’ils avaient pris des risques

Indignez vous que ces gens sensés être responsables aient pu tenir des propos

aussi irresponsables

Indignez vous que la classe politique puisse se servir de la presse quand ça l’arrange et

la salir quand ça la dérange

Indignez vous de la collusion de plus en plus flagrante entre commercial et journalisme

Indignez vous de la disparition des grands patrons de presse

Indignez vous du peu de moyens que l’on donne aux journalistes pour faire un vrai travail d’enquête

Indignez vous que la liberté de la presse soit bafouée dans un trop grand nombre de pays

Indignez vous que des journalistes soient en prison parce qu’ils ont voulu nous informer

Indignez vous avant qu’il ne soit trop tard

Ne pensez-vous pas comme moi qu'il y a de quoi s'inquiéter de constater qu'une soit-disant journaliste écrive autant de bêtises... Et, en plus, toujours par charité chrétienne, je ne

donne pas son nom mais elle sévit sur une grande chaîne de TV publique. Et comme il y a de moins en moins de gens qui lisent et de plus en plus qui restent collés devant leur écran, on a du souci à se faire !

C’est toujours délicat de faire remarquer à un journaliste qu’il est mal informé, mais la lecture de votre article ci-joint intitulé “Vin et Santé, la fin du mythe” ne peut pas rester sans réponse de ma part.
Je suis attachée de presse, spécialisée dans le vin depuis 29 ans, et je pense donc bien connaître le sujet ce qui, si vous le permettez, ne semble pas être votre cas.

Vous écrivez :”aujourd’hui, il est difficile de trouver un vin de table au-dessous de 12°. Et les appellations sont de plus en plus nombreuses à proposer des 13, 14, voire 15° comme les vins du Languedoc”. Jusque là tout va à peu près bien. Mais ... vous dérapez dangereusement dans ce qui suit : “L’explication ? Pour des raisons économiques, on a considérablement raccourci la durée de macération des raisins “ Où avez vous trouvé cette information fausse et archi fausse ?
“avec, à la clé, une moins bonne qualité”
Depuis combien de temps n’avez-vous pas dégusté de vins du Languedoc ?  
 Le pire et le plus grave qui mérite un rectificatif  de votre part  est cette dernière phrase :
auquel on doit ajouter des produits chimiques et du sucre de betterave (qui élève le taux d’alcool) pour le stabiliser et lui permettre de se défendre contre les bactéries, entre autres”.
Vous êtes journaliste n’est-ce pas ? Donc, normalement, vous devriez vérifier vos informations ou alors, je n’ai rien compris au métier.
Si vous aviez vérifié, vous auriez pu apprendre que le Languedoc-Roussillon est l’une des rares régions qui n’a pas le droit “d’ajouter du sucre” comme vous dites, ce qui, en langage professionnel, s’appelle la chaptalisation, autorisée dans bien d’autres régions comme Bordeaux, Bourgogne, etc...

Tout le monde a droit à l’erreur mais quand les erreurs sont aussi graves, on ne peut pas laisser passer.

Concernant le cancer, on lit et on entend bien des choses contradictoires. Je peux en tout cas vous apporter mon témoignage personnel. Il vaut ce qu’il vaut mais il est authentique.
Mon mari, journaliste spécialisé en vins, a dû être opéré, voici un an et demi d’un double cancer : prostate + vessie. L’intervention s’est déroulée à Montpellier où les hôpitaux sont très réputés pour leur connaissance de cette maladie. A force de lire et d’entendre tout et n’importe quoi, vu que mon mari boit en moyenne 3 verres de vin par repas, j’ai fini par me persuader que le vin était peut-être l’une des causes de sa maladie. Sans le lui dire, j’ai appelé le chirurgien en lui demandant s’il ne se mettait pas en danger en buvant “autant” de vin. La réponse a été très claire : “Mais madame, ça n’est pas beaucoup”. Le jour où il a quitté l’hôpital, il a lui-même demandé  au professeur responsable du service urologie, un ponte en la matière : “Est-ce que je peux
continuer à boire du vin ?”.
Ce dernier lui a répondu “j’y compte bien”.
Les chirurgiens qui opèrent des cancers tous les jours seraient-ils irresponsables ?

Ca fait mal de lire des informations aussi fausses concernant le Languedoc, région où il y a quantité de bons vignerons. Vraiment, ils ne méritent pas ça !

Si j'ai le plaisir d'exercer le beau et difficile métier d'attachée de presse, ce n'est pas à la suite d'études dans une école pompeuse où on apprend tout, sauf le bon sens.

Je suis arrivée dans la profession grâce à deux hommes aujourd'hui disparus. On vient de m'informer du décès du deuxième et, spontanément, j'ai eu envie de leur rendre hommage, sans oublier le premier. Parce qu'ils m'ont donné ma chance, parce qu'ils ont cru en moi, non diplômée de l'EFAP, de SUP de CO, ou d'HEC, parce que sans eux ma vie aurait été probablement différente, je voulais leur exprimer toute ma reconnaissance.

J'ai 26 ans lorsque Robert Michel,  directeur du Comité Interprofessionnel des Vins Doux Naturels me recrute, en avril 1981, au poste de chargée des relations publiques. Je ne connaissais rien au vin ni à ce métier de relations publiques/relations presse. J'étais "simple" secrétaire de direction dans une société de construction de pavillons individuels. J'avais répondu à une annonce pour un poste de secrétariat, pas de chargée de communication. Robert Michel était un homme introverti, peu à l'aise en public, mais non dénué d'humour pour qui savait le mettre en confiance. Il m'avait choisie parce qu'il avait décelé, lors de l'entretien d'embauche, un goût pour les relations humaines et surtout parce qu'il voulait recruter une collaboratrice qui ne serait pas la fille de..., comme l'était celle que je devais remplacer. Oui, en France, ce n'est un secret pour personne, certains élus ne se privent pas d'imposer leur fille, belle fille, nièce quand ce n'est pas leur maîtresse ou épouse... Suivez mon regard !  C'est aussi très répandu dans le monde du vin. Ayant eu à subir le caractère impossible et la prétention de celle qui m'avait précédée, il m'avait recrutée "en catimini". Pendant un an, j’ai beaucoup souffert du mépris que me témoignaient les différents présidents. Il a fallu les encouragements de mon père pour que je ne renonce pas.

Et puis, au bout d'un an, humiliation suprême, ces mêmes présidents décident de recruter un spécialiste de la communication, diplômé d'HEC, puisque, avec mon simple baccalauréat je n'étais forcément pas à la hauteur. Ils ne cherchaient même pas à savoir si j'avais les capacités ou pas. C'étaient, pour la plupart, des vignerons ou des négociants, probablement eux aussi sans diplômes mais, déjà, c'était le parchemin qui faisait autorité, pas les compétences.

Je m'étais mise en quête d'un autre job car j'avais la hantise d'être laminée par cette nouvelle recrue, comme je l'avais été, pendant 4 mois, le temps de son préavis, par la personne que j'ai remplacée. Tout ce que je faisais était nul, je n’arriverais à rien, je n’avais pas l'étoffe, etc.. Ces appréciations négatives étaient mon quotidien. Rien de tel pour vous faire perdre pied. J’étais au bord de la dépression. Et il est vrai que dans ce genre de situation, on se sent tellement inutile qu'on a envie de disparaître. Par la suite, j’ai su qu'elle "me faisait payer" sa démission forcée car le directeur ne supportait plus d'être traité de con et de minable par cette belle-fille de..., forcément meilleure que nous tous.

Le responsable marketing et communication tant désiré, débauché du CIVB Bordeaux, arriva en 1982. Stature imposante - 1 m 99 - longiligne, il n'en finissait pas de se déplier quand il quittait sa chaise. On lui avait présenté "celle qui ne servait pas à grand chose" comme une assistante, à sa disposition, et surtout à ses ordres. Il n'en a rien fait et na pas manqué, dans les mois qui ont suivi, de me confier le peu de considération que ces Messieurs avaient à mon égard, pour ne pas dire le mépris. Peu de temps après son arrivée, il me suggère de demander à tous les vignerons et négociants, un exemplaire des différentes étiquettes de Rivesaltes, Muscat de Rivesaltes, Banyuls et Maury qui habillaient leurs bouteilles afin de pouvoir faire une étude sur ce sujet. J'avais pris l'initiative de réunir cette collection bien avant son arrivée et je la lui montrai donc aussitôt. Je n'oublierai jamais son regard, son rire et cette phrase qui m'a tant redonnée confiance : "eh bien, à quoi je sers maintenant ?". Quelque jours plus tard, il me demande si j'accepte de représenter le CIVDN dans une réception car cela l'ennuyait. J'étais personnellement très à l'aise dans ce genre de circonstance. "Nous sommes donc faits pour nous entendre" avait-il répondu. S'en sont suivies 15 années de travail à ses côtés au cours desquelles j'ai pu apprécier ses qualités humaines, son très grand professionnalisme, aussi grand que sa stature, et son humour, car lui aussi n'en était pas dénué. J'ai beaucoup appris à ses côtés. En 1997, j'ai choisi de créer ma propre agence. Il n'avait pas été très agréable au moment de mon départ, probablement se sentant "lâché". J'en avais été très affectée. Puis, nous nous sommes retrouvés voici 5 ans, partageant une à deux fois l'an des repas avec nos conjoints respectifs.

Il s'est éteint dans la nuit du 31 juillet au 1er août, à son domicile, dans son sommeil, emporté par le cancer, comme Robert Michel quelques années plus tôt.

Il s'appelait Johannès Van Leeuwen. Hans pour les intimes.

Hans, au moment où j'écris ces lignes, je ne peux contenir mon émotion. Sans la confiance que tu m'as témoignée, je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui. Merci. Tu étais un très grand Monsieur, dans tous les sens du terme !

Il est très désagréable de se faire traiter comme des moins que rien quand on tente tout simplement de faire son travail.

Par charité chrétienne, je ne donne pas nom de cette rédactrice en chef qui nous répond de manière désagréable comme si nous étions des petites filles qui viennent de faire une bêtise.

 

Bonjour Madame,

Ce matin, ma collaboratrice vous a appelée parce que notre agence de relations presse est abonnée à un planning rédactionnel qui nous donne les sujets en préparation. A partir de ces informations, nous appelons les rédactions pour proposer des idées.

Vous avez accueilli ma collaboratrice au téléphone de manière on ne peut plus détestable. Dans ce planning,
il est indiqué que vous préparez une page cadeaux
  
Voici ce que nous avons relevé : XXX
Dossier : Cadeaux, musique, gourmandises, sapin déco...  

Dans la mesure où nous nous occupons de champagnes, il nous semble que gourmandises peut correspondre. C’est ce qu’a tenté de vous expliquer ma collaboratrice mais vous lui avez répondu “vous n’avez qu’à acheter le magazine, vous verrez bien comment on traite le sujet ?”.

Nous ne sommes pas des novices. Nous connaissons la presse et nous savons à quoi ressemble XX, sinon il nous
faut changer de métier et vite ! 29 ans que nous travaillons dans le secteur du vin, je pense que nous n’avons de leçon à recevoir de personne.
Peut-être vous est-il impossible d’imaginer que, dans notre “petite tête”, nous pensons que des magazines qui ne traitent
pas habituellement du vin, peuvent présenter des coffrets champagnes originaux pour les fêtes de fin d’année ? Il y a quantités de magazines qui font ça au moment des fêtes. Et il y a aussi quantités de magazines qui ne présentent pas des cadeaux gourmands en temps normal  mais qui, si le sujet est original, s'il peut convenir dans leurs pages, le passent.

Voilà, Madame la Rédactrice en Chef. Nous ne faisons que notre travail.

Soyez assurée que vous n’entendrez plus parler de nous. Heureusement, dans bien des rédactions, nous recevons un accueil des plus chaleureux !

Mardi 8 juin,  j’organisais un déjeuner de presse à l’Arpège pour mon client Champagne Drappier.

Nous commencions tout juste notre repas quand s’assoit, à une table très proche de la nôtre, une jolie jeune femme, élégante, que bon nombre de journalistes connaissaient. Elle s’approche, dit bonjour à certains et s’efface. Sa table et son couvert avaient disparu.
A la fin du repas, je pose la question de savoir où était passée cette personne. Le sommelier me répond qu’elle avait souhaité être installée ailleurs pour ne pas nous gêner.
Cette élégante jeune femme s’appelle Angelina, chargée de communication pour Champagne Billecart Salmon. Chapeau bas Angelina. Quelle classe !

J’en connais plus d’une qui, au contraire, ne se serait pas gênée pour rester près de nous, profitant d’un parterre de choix pour se coller à nos invités comme les mouches sur un serpentin insecticide. Suivez mon regard !

Angelina, j’espère que nos chemins se croiseront à nouveau.




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