Le blog de Christine Ontivero

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Christine Ontivero

Christine Ontivero

Christine Ontivero n'a pas encore mis à jour sa biographie

Vous êtes ?

C'est de la part ?

De grâce, un peu plus d'élégance ! Ce serait tellement plus agréable d'entendre : "qui dois-je annoncer ?"

SVP, formez vos assistantes, collaborateurs, collaboratrices... Bref tous ceux qui décrochent leur téléphone à répondre avec un peu plus de classe.  Quand on me dit vous
êtes ? J'ai envie de répondre : le pape, ou le fantôme de l'Opéra.

Dans un article intitulé le quotidien d'une attachée de presse, j'expliquais que je me comparais souvent
à la tranche de jambon entre les deux tranches de pain : le client et le journaliste. Les uns et les autres
ayant, bien entendu, des attentes - quand ce ne sont pas des exigences - différentes.

En revanche, ils se rejoignent sur un point : il faut toujours, à quelques exceptions près bien entendu, les
relancer. Pour les journalistes, nous savons qu'ils sont très sollicités et, si on ne relance pas, on peut toujours attendre leur réponse. En plus, au moment où ils reçoivent l'invitation, ils ne savent pas s'ils seront
disponibles le jour J. Toutefois, ce qui était l'exception est malheureusement devenu la règle. Mis à part quelques uns qui n'ont pourtant pas plus de secrétaire que les autres et qui reçoivent sûrement autant d'invitations que le autres, il est désormais quasiment normal de ne pas répondre. Cela nous étonnera toujours mais...Si on ne s'y fait pas, autant changer de métier !

En revanche, pour les vignerons, donc ceux qui nous payent pour faire un travail, vous avouerez que c'est pour le moins surprenant ! Et eux aussi, si on ne les relance pas une, deux, voire trois à quatre fois pour avoir les informations souhaitées, on ne peut pas faire notre travail. Où est la logique ?

Des fois on se demande si on ne devrait pas leur donner des délais plus courts car on imagine,
s'ils sont aussi nombreux à laisser passer la date, qu'ils mettent la demande de côté en se disant :
"j’ai le temps". Et... ensuite, ils oublient.

A ceux-là, je m'autorise  un conseil : personnellement, lorsque je reçois
des demandes, j’y réponds tout de suite, ainsi, je suis sûre de ne pas oublier.
A moins qu'ils estiment que nous sommes à leur service, corvéables à souhait, puisqu'ils nous payent, que
nous sommes des fournisseurs et qu'un fournisseur ça ferme sa g.... Si, si, je vous promets, j'ai été traitée
comme ça un jour !

Les clients que nous n'avons pas besoin de relancer sont ceux qui, comme par hasard, ne se plaignent
pas de la crise. Etrange non ? Nous leur avons décerné la palme de la bonne organisation et avons pris
soin de leur dire à quel point c'était un plaisir de travailler avec et pour eux. Bien sûr, nous ne les citerons pas
pour ne pas vexer ceux qui ne le seraient pas. Mais... ils se reconnaîtront.

Tous aux abris ! Elle arrive la grippe A. Nous allons nous retrouver confinés comme des poulets.
Et encore nous avons de la chance comparés aux volatiles, aux pauvres vaches folles et autres moutons tremblants qui sont passés de vie à trépas, uniquement pour nous protéger, nous les humains, tellement
supérieurs à toute espèce vivante sur notre belle planète.
Pour nous protéger, on parle déjà de fermer les écoles pendant douze semaines, de vaccination obligatoire, de port de masques... On va tous ressembler à feu Michael Jackson. En fait, c'est lui qui avait raison
avant l'heure avec son masque et son caisson à oxygène. Il avait senti  la pandémie arriver.
Tous aux abris vous dis-je ! Comme en temps de guerre.
Sauf que c'est une nouvelle guerre : la guerre des cons !
Personnellement, si on m'oblige à rester chez moi, j'ai largement de quoi tuer le microbe : la cave est pleine !
Et si on lançait l'idée que le vin va nous protéger de la grippe AAAAA (comme andouille) ?
Chiche ! Il y aurait de quoi écouler les stocks et ne plus entendre parler de la cri.... De la quoi ???

Suite à l'article  du 31 juillet paru dans le Figaro intitulé “les bienfaits de l’alimentation bio remis en question” voici l'e.mail que j'ai envoyé à son auteur.

 Votre article de ce jour intitulé “les bienfaits de l’alimentation bio remis en question” a retenu toute mon
attention et je souhaiterais vous apporter mon témoignage car il me semble qu’il contient bon nombre
d’idées reçues.


Avant toute chose, je tiens à préciser que je consomme  bio depuis l’âge de 26 ans, pas exclusivement puisque je suis souvent en déplacement et que dans bon nombre de restaurants on ne nous propose pas des produits bio. A 54 ans, j'ai 28 ans de bio à mon actif, je pense donc savoir de quoi je parle.

Lorsque je me suis intéressée à cette consommation, dans ma “petite” ville de province, Perpignan, il n’y avait
qu’un magasin bio. Et, dans mon entourage, lorsque je mangeais du riz complet, du pain complet et autres
céréales bio, on pensait que j’étais rentrée dans une secte puisque, à l’époque, c’étaient surtout les
soixante huitards attardés qui y croyaient, ceux qui se convertissaient au boudhisme.

Aujourd’hui, les mêmes qui me regardaient d’un air suspicieux consomment bio à leur tour. Mon père, âgé de 84 ans, qui trouvait naturel d’utiliser les désherbants pour son propre jardin, a enfin compris qu’il était temps de revenir à la bonne vieille huile de coude.

1°) Lorsque vous indiquez que les produits bio sont jusqu’à 25 % plus chers, voire davantage, je crains
fort que vous ayez emprunté un raccourci bien préjudiciable au bio, même s’il est vrai que
les produits bio sont généralement plus chers.

Le bio n’est pas toujours plus cher. Voici deux exemples  :

• J’aime particulièrement la mozzarella de bufflon, la vraie, la seule qui a du goût et j’ai, tout récemment, hésité
à en acheter dans mon magasin bio parce qu’elle était à 2,95 euros. Le lendemain, je vais chez mon épicier
italien, j’en prends deux paquets et on me fait payer 7,50 euros pour les deux. Donc, faites le calcul = 3,75 euro l’unité. J’ai bien vite regretté de ne pas avoir acheté la bio.
Deux jours après,  chez un crémier du marché  la mozzarella de bufflon était affichée à 4,50 euros. Dans les deux cas, elles n’étaient pas bio. Soit, si mes calculs sont bons, pour la première 27 % de plus que la bio et, pour la deuxième, 34 %.

• Je travaille dans le monde du vin et je connais bon nombre de vignerons bio qui ne vendent pas leurs vins plus chers que les vins dits “conventionnels”. Par exemple, à Rivesaltes, le Domaine Cazes vend un délicieux vin de pays issu de l’agriculture biodynamique à 4,70 euros. Dans le département, bon nombre de vignerons qui ne sont pas en bio vendent leurs vins bien plus chers. J’en connais un, très sceptique sur l’agriculture biologique, qui n’hésite pas à vendre son vin, en le présentant comme un produit élitiste, à 200 euros la bouteille.

Certains produits bio sont plus chers, d’autres au même prix que le conventionnel. Il me semble qu’il aurait été
plus légitime de préciser que les 25 % de prix supérieur que vous attribuez au bio ne constituent pas la règle.
Certes, sur les marchés, on trouve des fruits et légumes bio plus chers que ceux qui sont sortis de terre à coups d’engrais, protégés de toutes les maladies par des pesticides TRÈS NOCIFS pour notre santé mais ce n’est pas la règle.
En plus, il convient d’expliquer ce qui justifie le prix.  L’agriculture biologique est plus complexe et plus risquée (baisse de productivité dans les premières années suivant la conversion, aléas de production…), elle utilise plus de main d’œuvre, elle est plus onéreuse en termes de transport (volumes plus faibles, donc part plus importante de la logistique dans le prix), le prix payé par le consommateur est un prix « complet », la certification et les coûts qu'elle engendre sont à la charge des producteurs.
On pourrait penser, en lisant votre article, que le bio est plus cher parce que réservé à une “élite économique”. En fait, il s’adresse à une “élite informée”, prête à payer davantage à condition que les informations indiquées sur les étiquettes soient dignes de confiance.  Il y a, comme dans tous les domaines,  des agriculteurs qui se convertissent au bio par opportunisme, pour surfer sur la vague “tendance”. Tendance, quel mot horrible ! Il y a toujours eu des gens pas nets dans tous les domaines mais il est important de préciser que l’agriculture sans pesticides nécessite davantage d’intervention humaine. C’est tellement plus facile, plus reposant, moins contraignant et moins risqué pour la récolte - pas pour celui qui la consomme - de pulvériser une bonne quantité de poison en une seule fois que de prendre le temps d’observer la nature, de l’accompagner, de vivre avec elle sans chercher à la dominer.

Je travaille dans le monde du vin et je sais à quel point des viticulteurs - et non pas des vignerons car je fais
la différence entre les deux  - préfèrent polluer notre planète avec des poisons que les chimistes leur vendent avec force persuasion pour pouvoir ensuite disposer de temps libre afin d’aller à la pêche ou la chasse ou pour jouer à la pétanque. C’est un problème d’éthique, un problème de choix personnel.

2°) Dans votre article, vous indiquez que, selon cette étude, les produits bio “ne sont pas plus bénéfiques pour la santé que les aliments conventionnels. Ils n’offrent pas non plus d’avantages nutritionnels supplémentaires”. Les études en le matière n’ont de cesse de se contredire. En revanche, il conviendrait de dire qu’il n’est pas prouvé que l’agriculture conventionnelle n’a pas des effets négatifs sur notre santé. Que ceux qui nous empoisonnent, apportent la preuve de la non nocivité de leurs produits.
Quand on veut opposer un mode par rapport à un autre, on ne peut
pas se contenter de dire que l’un n’est pas plus bénéfique sans faire référence à des études prouvant
que l’autre n’est pas nocif.

Je sais que nous vivons dans un monde de zapping, que les journalistes sont priés d’aller à l’essentiel, qu’ils n’ont plus de place pour  approfondir les sujets mais... la recrudescence des cancers depuis l’après guerre, période à partir de laquelle  a commencé la production intensive ne vous interpelle-t-elle pas ? On peut s’étonner qu’on nous ait avoué les effets cancérigènes de l’amiante, des ultra violets dans les centre de bronzage (entendu avant hier à la radio) et autres produits toxiques  et  qu’on n’en fasse pas autant pour les pesticides utilisés en agriculture conventionnelle !
Les intérêts économiques en jeu seraient ils plus importants ?

En admettant que les produits bio ne soient pas plus bénéfiques pour notre santé, ils sont, en tout état de cause, moins nocifs aussi bien pour l’individu que pour la planète.
L’agriculture intensive se justifiait - et encore ! - après guerre. Aujourd’hui, ceux qui continuent à polluer notre planète avec des produits dangereux – s’ils n’étaient pas dangereux pourquoi y aurait-il de sérieuses mises en garde sur les emballages ? – produisent trop et jettent quand il y a surproduction pour maintenir les prix. Une honte pour l’humanité lorsque l’on sait que, dans certains pays, on n’a même pas de quoi se nourrir correctement tous les jours.

Jai eu connaissance, parce que je m’intéresse au sujet depuis fort longtemps, d’études qui ont démontré que

“les fruits et légumes bio renferment :
 
-      plus de vitamines et plus de minéraux,
-      nettement moins de substances indésirables (pesticides, nitrates) et moins de polluants biologiques (mycotoxines, parasites, bactéries).
 
Ces mêmes études concluent à une qualité organoleptique supérieure des fruits et légumes bio. Par exemple, les pommes biologiques avant et après stockage ont une note supérieure en qualité organoleptique.
 
Plusieurs analyses comparatives sur le comportement après récolte ont permis de vérifier que les produits bio se conservent mieux que ceux issus de modes de culture conventionnels. “

J’ajoute que, en terme de goût, la différence est flagrante pour ceux qui savent faire. Un mauvais agriculteur, produira mauvais même s’il passe en bio, notamment s’il ne sait pas choisir les bons plants de tomates, de salade etc...Le bio n’est pas forcément synonyme de bon. Ce serait mentir que d’affirmer cela. En revanche, quand l’agriculteur est bon, son produit est bien plus goûteux, à variété égale, que le conventionnel. Dans le monde du vin, qui est mon métier, je peux affirmer que les vins issus de l’agriculture biologique sont plus purs, plus naturels, avec un goût plus proche du fruit. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils peuvent fermenter avec les levures indigènes. Alors que, en conventionnel, il faut ajouter des levures exogènes qui uniformisent le goût puisque les mêmes levures sont vendues par les laboratoires œnologiques à tous les vignerons.

3°) Enfin, vous indiquez que l’agriculture biologique restera toujours un mode d’exploitation minoritaire.
Je m’autorise à vous rappeler que, avant guerre, les paysans faisaient davantage appel à l’huile de coude
qu’à la facilité. Mon grand père était paysan. J’ai encore le bon goût de ses légumes
cultivés avec son sens de l’observation de la nature. On n’appelait pas cela bio à l’époque mais c’était tout
comme. Le principe de la culture biologique est l’interdiction absolue d’utilisation de pesticides de synthèse.
Et je peux vous assurer que mon grand-père n’en utilisait pas. Il faisait du bio sans le savoir comme bon
nombre de ses congénères.

Il ne s’agit pas d’être passéiste et de revenir à l’âge de pierre - je souris quand je lis des articles nous indiquant que, pour réduire l’effet carbone, il faudrait consommer local. Et pourquoi pas supprimer la monnaie tant qu’on y est ? -  mais je reste persuadée que l’agriculture bio se développera et qu’un jour elle deviendra la norme. C’est en tout cas tout le bien que je nous souhaite. J’en terminerai en vous livrant extrait du rapport de la conférence de la très sérieuse FAO sur l’agriculture biologique. Je suppose que vous le connaissez.
On y a accès très facilement sur internet.

Cordialement

“Les participants sont convenus des points suivants, tels qu’exposés dans les conclusions
du Président:

• L’agriculture biologique peut contribuer à la sécurité alimentaire, mais sa capacité à
affirmer son rôle dépend en grande partie de l’existence d’une véritable volonté politique.

• L’agriculture biologique peut atténuer les effets des nouveaux problèmes, comme les
changements climatiques, grâce à des mesures comme la fixation améliorée du carbone
du sol. Elle propose également des solutions pratiques en matière d’adaptation aux effets
des changements climatiques.

• L’agriculture biologique permet de renforcer la sécurité hydrique dans plusieurs
domaines: qualité de l’eau potable, diminution des besoins en irrigation des sols
biologiques et augmentation des rendements dans des conditions de stress hydrique dû à
la variabilité climatique.

• L’agriculture biologique permet de protéger l’agrobiodiversité et d’en garantir une
utilisation durable.

•L’agriculture biologique renforce la suffisance nutritionnelle, grâce à une diversification
accrue des aliments biologiques, qui sont plus riches en micronutriments.
 
• L’agriculture biologique stimule le développement rural, en créant des revenus et des
emplois dans des zones où les populations n’ont d’autre choix que de recourir à la main d’oeuvre,
aux ressources et aux connaissances locales.

• Il est indispensable d’établir un réseau international axé sur la recherche biologique et sur
une vulgarisation rationnelle, afin de poursuivre la mise en valeur de l'agriculture
biologique. Une partie plus importante des ressources publiques devrait être consacrée
aux sciences agroécologiques.

•La sécurité alimentaire est étroitement liée aux politiques agricoles qui déterminent les
choix en matière d’exportation et d’importation. L’agriculture biologique établit un lien
entre les objectifs économiques et les objectifs environnementaux et sociaux, mais sa
mise en valeur ne peut se poursuivre si les mêmes règles ne sont pas appliquées à tous,
grâce à des interventions appropriées de politique générale.

La sécurité alimentaire n’est pas uniquement un sujet de préoccupation pour les pays en
développement, car la crise des combustibles fossiles, les changements climatiques et
d’autres faiblesses de la chaîne alimentaire sont également susceptibles de mettre en
danger les zones ne souffrant pas d’insécurité.”

Commentaire récent pour cet article - Voir tous les les commentaires
  • Pascal
    Pascal a écrit #
    Bonjour, j'aime beaucoup ce que vous faite à très bientôt Pascal http://www.avionnormandie.com avionnormandie@gmail.com

Il n'est pas dans mes habitudes d'écrire ce que je pense des pratiques de certaines agences de relations presse. Après tout, chacun travaille comme il veut, il ne m'appartient pas d'en juger. J'abhorre ceux qui, pour se valoriser, disent du mal de leurs voisins - suivez mon regard - je ne vais donc pas me comporter comme eux.
Alors, sans les citer, mais elles se reconnaîtront sûrement, je voudrais tout simplement leur dire : vous avez le droit de laisser croire à vos clients que communiquer sur une médaille ou autre distinction est une information qui intéresse la presse, mais, à force d'inonder les boîtes e.mails des journalistes d'informations inconsistantes, ils sont de plus en plus nombreux à refuser de donner leurs adresses électroniques. Comme on les comprend ! Le matin, quand ils arrivent, s'ils doivent ouvrir 100 messages dont 15 leur annonçant que notre client a reçu une médaille - en chocolat - ils crisent. Ce serait tellement simple d'expliquer à vos clients que ce type d'information n'a aucun intérêt pour la presse. Si les médailles sont un guide pour le consommateur, elles n'ont aucune influence sur les journalistes qui sont capables de détecter, eux-mêmes, les qualités intrinsèques d'un vin et, surtout, qui n'accordent aucune crédibilité aux concours dont ils soupçonnent une manipulation des
résultats.
Vous avez le droit d'exercer votre métier comme vous le souhaitez mais vous discréditez la profession car ce n'est pas avec un communiqué annonçant des médailles que vous aurez davantage de résultats. DIfficile ensuite d'expliquer à des entreprises échaudées par des dépenses en communication sans effets qu'on peut travailler différemment. Quand on est à l'écoute des journalistes, on sait ce qui les intéresse et ce qui ne les intéresse pas. Ils se plaignent de plus en plus d'être envahis d'informations inutiles. Vous ne pouvez pas l'ignorer.
Réfléchissez-y !




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