Le blog de Christine Ontivero

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Christine Ontivero

Christine Ontivero

Christine Ontivero n'a pas encore mis à jour sa biographie

Mercredi 3 juin, au contrôle sécurité de l'aéroport d'Orly-Ouest, j’ai refusé de faire la minute de silence qui nous était demandée en mémoire des 228 passagers du vol Air France.
Durant cette minute, j'ai expliqué qu’il y avait 1 000 000 de morts par an à cause du palu, 70 000 à cause du cancer, 200 morts par jour sur le continent africain de la famine si ce n'est plus, autant à cause du fanatisme religieux et que... pas de minute de silence pour eux.
Ras le bol qu’on veuille nous obliger à bien penser, à bien prier, à bien pleurer,  à bien vénérer, à bien voter, à bien aimer, à bien consommer, à bien écouter, à bien se tenir, à ne pas déranger,  et... surtout, à bien se taire.

Dans le genre réponse idiote que font certains rédacteurs en chef de la presse quotidienne régionale, il y a celle-ci qui dénote la sutpidité de certains. Mais...Nous avons les réponses appropriées

Il n'est pas rare, lorsque je relance un rédacteur en chef d'un quotidien régional pour savoir si un membre de la rédaction sera présent pour assister à la conférence d'un de mes clients, de m'entendre répondre : "ce n'est pas possible c'est du commercial".
Plus jeune, je me laissais déstabiliser par ce genre de réponse, on ne peut plus stupide.
Aujourd'hui, je réponds "Que je sache, vous annoncez bien les nouveaux films, les spectacles, les matchs de foot, de ruguby ou autre et, à ma connaissance, quand on va au cinéma ou regarder un match, ce n'est pas gratuit. Donc, votre réponse ne me satisfait pas. Je peux entendre que le sujet dont je vous parle n'est pas susceptible d'intéresser vos lecteurs, après tout, personne ne vous contestera le droit de décider du contenu du journal dont vous avez la responsabilité, en revanche, me répondre que ce n'est pas possible parce que c'est du commercial, n'est pas
acceptable. Car, aujourd'hui, tout est du commercial. Donc, vous préférez parler du foot qui brasse des millions d'euros que d'une entreprise de votre région qui affiche son dynamisme et qui crée des emplois. C'est votre droit, mais c'est un choix que j'ai du mal à m'expliquer"
.

Qu'en pensez-vous ?

Marie Claire,
Elle,
Figaro Madame,
Ouest France,
Le Telegramme de Brest,
La Voix du Nord,
Le Nord Eclair,
Liberté dimanche,
La Montagne,
Le Dauphiné Libéré

Au fil des ans, ces supports ont supprimé leur rubrique vin.

Soit les journalistes qui étaient en charge de ces rubriques sont partis à la retraite et n’ont pas été remplacés, soit ce sont les supports comme Elle, Marie Claire, Ouest France, Le Télégramme de Brest - je le sais parce que les journalistes m'en ont informé - qui ont décidé de supprimer la rubrique.
Pourquoi ? Le vin est sûrement moins important à leurs yeux que le foot ou le rugby ou serait-ce parce qu’on les a convaincus que le vin était un poison dont il ne faut plus parler ?

Il y a quelques années, alors que je demandais au RC de France 3 Languedoc-Roussillon d'envoyer une équipe pour couvrir un événement autour du vin, celui-ci m'avait répondu : "vous ne croyez pas qu'on a des choses plus sérieuses à montrer que des gens en train de se gaver de nourriture et de vin ?"

Et montrer 11 types qui courent après un ballon c'est sérieux ça ?

Le danger est grand, réagissez vignerons, réagissez vite !

Vive 2009 !

On a failli...

devenir fous comme la vache
trembler comme le mouton
s’étouffer comme le poulet

Mais on a survécu.
On devrait donc ne pas être écrasés par la crise



Cette année débute en fanfare avec des journalistes qui se croient de plus en plus tout permis.

Une que j'avais invitée à un voyage de presse me répond positivement mais me demande de m'occuper, en plus, de son billet de train pour se rendre d'abord dans une ville voisine. Et puis quoi encore ?
Je n'empêche personne de profiter d'un déplacement pour aller visiter d'autres lieux avant ou après, quoi de plus normal ? Mais ce qui n'est pas normal c'est que l'on ait le culot de demander à l'attaché de presse de s'occuper
d'acheter le titre de transport pour cet "extra".
Si ce type de demande se fait de plus en plus fréquente n'est-ce pas parce que attachés de presse et clients acceptent tout et n'importe quoi ? Par peur. Peur de quoi ? De ne pas être bien considéré, donc mal noté par le journaliste ?
Sion arrêtait de cautionner ce genre d'attitude,  ces "tout m'est dû" cesseraient sûrement
de se comporter ainsi ?

Dans le même ordre d'idée, un autre voulait bien venir, mais il voulait profiter du voyage pour aller tester d'autres lieux.
Parce que je considère que cela fait partie du métier de rendre service à un journaliste, je me plie en 4 pour lui  trouver d'autres établissements susceptibles d'accepter de co-financer son déplacement. Voici la suite.

Bien entendu, je ne donne pas le nom des personnes concernées car il ne s'agit pas de faire de la délation mais juste d'apporter mon témoignage quant à mon ras-le-bol. Ras-le bol que les magazines ne payent plus les reportages de leurs collaborateurs et exigent d'eux qu'ils obtiennent des attachés de presse toutes les facilités.
On veut bien, on accepte parce cela permet de faire connaître nos clients mais... faut pas abuser.

Donc, un journaliste pour lequel  j'avais passé du temps à tout organiser, a annulé le voyage prévu. J'en suis encore toute retournée même si cela ne devrait plus m'étonner. Voici une partie de l'e.mail que je lui ai envoyé.

"Nous annulons donc. Je m’autorise toutefois à te dire que je trouve la façon dont tu me l’annonces
on ne peut plus cavalière.
On se connaît depuis de nombreuses années, j’ai toujours tout fait pour tenter de t’aider dans ton travail
d’enquête – cela fait partie de mon métier et je dirais même que c’est une priorité – mais sur ce coup, j’ai
du mal à avaler la couleuvre.
Dans mon métier, on en avale pas mal et, d’ailleurs, de plus en plus, puisque les magazines donnent
de moins en moins de moyens aux journalistes. Ils veulent des articles mais il faut que cela ne leur
coûte rien. Conclusion, les pigistes doivent trouver des solutions avec les attachés
de presse pour faire prendre en charge leur voyage. Cela fait 28 ans que j’exerce ce métier et j’ai l’habitude.
Cette pratique n’est malheureusement pas très déontologique, mais elle est entrée dans les moeurs et je n’ai
pas connu la période où la presse était vraiment libre. Déjà, en 1981, lorsque j'ai débuté, il fallait payer les voyages aux journalistes pour espérer avoir un article.

Concernant le cas qui nous préoccupe, lorsque tu m’as dit que tu ne pouvais participer à mon voyage de presse
qu’avec un arrangement te permettant de visiter d’autres établissements, j’ai parfaitement compris et j’ai tout
fait pour que cela s’organise dans ce sens. C’était l’intérêt de mon client.
Comme je ne suis pas en charge de la communication de la ville
concernée, je me suis arrangée avec mon client afin qu’il voit avec ses confrères s’ils accepteraient
de co-financer ton déplacement. J’ai donc oeuvré dans ce sens et mon client, comme moi ou ma collaboratrice, avons passé le temps voulu sur ce sujet. Nous ne nous en plaignons pas, cela fait partie
de notre travail. En revanche, lorsque, au bout du compte, on en arrive à une annulation, sans le moindre
mot d’excuse ou sans appel, avec juste un “je préfère annuler dans ce cas ce voyage”, parce que je me suis
autorisée à te faire remarquer que tu avais tout le temps de fureter comme tu le souhaitais le matin et l’après-midi,
on ne peut être que stupéfaite ! Et je le suis. J’ai l’impression d’être punie d’avoir osé dire que le fait que
tu ne manges pas dans l'établissement prévu me posait problème vis à vis de mon client.

Je m’en suis entretenue assez longuement ce matin avec ton chef de rubrique. Celui-ci m’a confirmé qu’il te demandait, à chaque fois, de lui ramener 3 à 4 adresses,
ce dont je ne doute pas. Dans le cadre de ce voyage, tu avais la possibilité de tester 4 restaurants,
dont deux appartenant à mon client : le restaurant gastronomique et la brasserie.
Lorsque tu m’as demandé de t’organiser le voyage afin que tu puisses tester d’autres restaurants, j'ai consulté  les guides gastronomiques et les restaurants que j'y ai trouvés semblaient être incontournables.
Nous nous sommes rapprochés d'eux pour leur demander de prendre également en charge une partie
de ton déplacement. Ce qu'ils ont accepté.

Il me semble donc que j’ai tout mis en oeuvre pour répondre à ton attente. J’en déduis que le
temps prévu pour le déjeuner dans l'un des restaurants de mon client serait utilisé pour tester un autre restaurant que tu découvrirais au hasard de ta promenade ou parce qu'on t'a parlé d'une autre adresse que tu aimerais bien découvrir.
Si tel est le cas, après tout, pourquoi pas ? Mais dans ce cas, n’est-il pas normal
que ton voyage soit aussi financé par cet établissement ?
Pourquoi certains payeraient et d'autres non ?

Depuis le temps que nous nous connaissons – presque 20 ans – j’ai toujours fait preuve d’écoute et
de compréhension par rapport à tes besoins. Il en est de même pour tous tes confrères sauf quand
j’estime que cela dépasse les limites de l’acceptable.
Mes clients doivent payer pour la partie qui les concerne mais pas pour les autres sujets. Quoi de plus légitime ? Qui oserait contester cela ?
Nous comprenons et acceptons que les journalistes
soient libres de mener leur enquête et de faire une critique honnête – s’ils n’ont pas aimé quelque chose
ils  doivent pouvoir l’écrire – même si le client a payé. Et je pense qu'il n'y a pas un seul journaliste qui puisse dire
que je ne lui ai pas laissé cette liberté
. Je l’écris même à mes clients, en préambule de toute collaboration car un homme averti en vaut deux, c'est bien connu.

De même que je ne cautionne pas les magazines qui font du publi-rédactionnel et qui font passer cela pour du vrai rédactionnel.

Voilà je regrette que l’on en arrive là. Mais... Je ne peux pas tout accepter. Il y a des limites."


Il n'y a pas que moi qui refuse de me mettre à plat ventre pour satisfaire les "caprices" de certains journalistes qui se prennent pour des divas. Un ami restaurateur, qui ne pratique pas la langue de bois, n’a pas hésité à refuser de servir un critique gastronomique connu qui, ayant réservé pour 13 h, trouvait normal d’arriver avec plus d’une heure trente de retard sans avoir pris la peine de prévenir. « Ces types me surprendront toujours. Ils se prétendent professionnels, or ils devraient savoir que nous sommes tenus de respecter les horaires de travail de nos équipes. Quand les cuisines sont fermées, il n’y a plus rien à faire. Se pointer à 14 h 30 relève du plus profond des mépris pour le travail des autres ».

Est-il permis de rêver que la profession, dans son ensemble, fasse preuve d'un peu plus de modestie, d'un peu plus de courtoisie et qu'elle adopte un vrai code de déontologie ? Le métier de journaliste ne signifie pas "tout m'est dû". OK, les attachés de presse sont à votre service, leur devoir est de vous renseigner, de vous faciliter la tâche, de tout mettre en oeuvre pour que votre travail d'enquête se fasse dans les meilleures conditions. Cela ne doit pas vous empêcher de perdre de vue que, comme tous les êtres humains, vous n'êtes pas grand chose sur la planète terre qui, elle même, n'est pas grand chose dans l'univers.

Après la nuit des Césars, la nuit des Molière, la nuit des Nombrils ???

Je vous invite à méditer sur le petit conte d'Olivier Clerc écrivain et philosophe !

Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille.
Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède.
La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
La température continue à grimper.
L'eau est maintenant chaude.
C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant. L'eau est cette fois vraiment chaude.
La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait  rien.
La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.
Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite.  Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.
Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons. Des tas de choses qui nous auraient horrifiées il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.
AU NOM DU PROGRÈS et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, à l'intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies. Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire DRAMATIQUES.
Le GAVAGE PERMANENT d'informations de la part des médias sature les cerveaux qui n'arrivent plus à faire la part des  choses.
Lorsque j'ai annoncé ces choses pour la première fois, c'était pour demain.
Là, C'EST POUR AUJOURD'HUI.
Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits,  donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard.




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