Le blog de Christine Ontivero

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Christine Ontivero

Christine Ontivero

Christine Ontivero n'a pas encore mis à jour sa biographie

Souvent, je me dis que, lorsque que je serai à la retraite, j'écrirai un livre - qui n'intéressera sûrement pas grand monde - à part ceux qui font mon métier, tellement il y a d'anecdotes croustillantes à raconter sur ce que nous vivons au quotidien. Et je ne suis pas loin de penser que, bientôt, il me faudra une boule de cristal pour devancer les besoins - quand ce ne sont pas les exigences - de certains.

Quelques morceaux choisis :

Envoi de dossiers ou de communiqués par e.mail

"Surtout ne m'envoyez pas vos communiqués par e.mail. Cela encombre ma boîte aux lettres".

Ceux-là devront s'y faire. On ne communiquera bientôt plus que de cette façon.

"Dorènavant, envoyez moi uniquement vos communiqués par e.mail si vous voulez que je traite l'information".

Hum ! Ca sent le copier coller !

Utilisation d'Internet

"Je suis allé sur votre site mais je n'ai pas pu télécharger les images, vous êtes sûre que ça marche ?"

Un petit stage informatique pour apprendre à se servir du matériel serait sûrement le bienvenu.
Eh oui, ma petite dame, nous sommes à la croisée des chemins ! On nous a mis des ordinateurs entre les mains
sans nous donner le mode d'emploi. Ca me rappelle le sketch d'Anne Roumanoff qui se termine par "vous savez ce que ça veut dire PC ? Petit con.


Relances suite à une invitation :

"Si je ne t'ai pas répondu, c'est que je ne suis pas intéressé".

Effectivement, j'ai lu dans ma boule de cristal et j'y ai vu qu'il n'était pas intéressé.

"On se voit  le..."

Lui n'a pas répondu, il ne répond d'ailleurs jamais mais il lui paraît évident que, dans la mesure où il a reçu l'invitation, il vient.
Si nous ne relancions pas, on risquerait d'avoir de belles surprises le jour d'un déjeuner ! Remarquez, on peut toujours manger debout !

"Tu sais, on reçoit tellement d'.e.mails que..."

Et si nous répondions la même chose à ceux qui nous demandent, par e.mail, une information pour finir leur article, forcément dans l'urgence puisqu'on est à leur service ?

Les infos qui passent  à la trappe

"Je fais un article sur tel sujet, peux-tu m'envoyer tes infos ?"

"Mais je viens de t'envoyer justement un beau dossier sur ce thème, tu ne l'as pas reçu ?"

"Possible mais c'est plus simple que tu me le renvoies".

"J'ai bien reçu ton e.mail avec les prix demandés, mais il faudrait me le renvoyer car je ne le trouve plus".

Un e.mail reçu un samedi à minuit : "Merci de faire envoyer la bouteille de... à la rédaction de..., il nous la faut pour lundi matin sans faute."

Dommage que les bouteilles ne puissent pas être envoyées par Internet !

Envoi d'échantillons

"Surtout, ne m'envoie plus d'échantillons. Ca me donne trop de travail d'ouvrir tous ces cartons. Si j'ai besoin, je te demanderai".

"Comment voulez-vous que je parle d'un produit si vous ne me l'envoyez pas "

"Tu peux renvoyer la bouteille que tu avais fait envoyer pour photo car on ne la retrouve pas "

"Je suis désolée, le photographe a bu la bouteille que je t'avais demandé de lui envoyer pour photo, sois sympa de la lui faire renvoyer".

Appels dans les rédactions pour savoir qui fait quoi et comment

"vous n'avez qu'à acheter le magazine, vous verrez bien ! Vos clients vous payent assez cher non ?"

Effectivement, si on devait, tous les jours acheter tous les quotidiens, toutes les semaines tous les hebdos, tous les mois tous les mensuels, nos clients ne nous payeraient pas assez chers puisque les fichiers presse auxquels nous sommes abonnées recensent pas moins de 6.700 médias français.

Mieux vaut en rire !


Du côté des clients

"Je viens de recevoir le numéro... du magazine... et je constate que nous n'avons pas été sélectionnés. Je ne comprends pas. Ce sont toujours les mêmes. Qu'est-ce qu'on a de moins  ?"

"Question légitime mais formulée avec un brin de paranoïa"

"Christine, il faut que tu fasses quelque chose pour que la prochaine fois on soit dans le spécial vins de... C'est pas normal qu'on n'y soit pas".

"Dommage, je n'ai pas de baguette magique".

"Article paru dans le magazine ... et rien sur nous. Comment ça se fait ?"

"Ceux -là ont sûrement été très gâtés lorsqu'ils étaient enfants ou, au contraire, très frustrés".

"Le sujet sur... vient de paraître et nous ne sommes malheureusement pas sélectionnés. Est-ce que tu peux te renseigner après de... afin de savoir si c'est que nos vins n'étaient pas présents - peut-être que le syndicat ne nos a pas sollicités, ou est-ce que nos vins n'ont pas plu, est-ce qu'ils se sont mal dégustés ?"

"Quelle délicatesse. On en redemande !"

Certains vignerons ne répondent pas aux appels à échantillons, soit par paresse, soit parce qu'ils sont convaincus que, de toutes façons, les journalistes parleront d'eux tellement ils sont au-dessus des autres !
Et si les journalistes arrêtaient de "jouer leur jeu" ? Imaginons que tous  les vignerons se comportent ainsi, comment les journalistes pourraient-ils faire leurs articles, leurs guides, etc... ?
Le résultat, c'est que les journalistes prennent le temps d'aller goûter chez ces vignerons très sûrs d'eux et qu'ils sont donc "favorisés" puisque leurs vins sont dégustés dans un contexte privilégié où ils peuvent  enjoliver leur façon de travailler.
Lorsque je m'émeus de ce genre de situation, les journalistes me répondent : "tu comprends, si ces vignerons vedettes de l'appellation ne sont pas dans mon article ou dans mon guide, que vont penser mes lecteurs ?"
Eh bien moi je prétends que si vous arrêtiez de "leur servir la soupe", au bout de quelque temps, lorsque leurs clients ne les verraient plus dans les guides en question, ils finiraient pas comprendre qu'ils doivent, comme les autres, présenter leurs échantillons aux différentes sélections.
Mais tant que vous vous mettez à plat ventre devant eux, il n'y a pas de raison pour qu'ils ne continuent pas de
se regarder le nombril !
Où est l'équité dans tout ça ? Faut pas s'étonner ensuite si les vignerons vous soupçonnent de favoritisme !




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