Le blog de Christine Ontivero

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Christine Ontivero

Christine Ontivero

Christine Ontivero n'a pas encore mis à jour sa biographie

Il ne se passe pas un jour sans qu'un magasin me propose sa carte de fidélité. Même mon marchand de volailles.

La dernière que j'ai refusée, c'était dans un magasin de produits de beauté. La réponse de la vendeuse : "c'est dommage, cela vous permet d'avoir 20 % de remise".
Cessez de nous prendre pour des cons. On se doute bien que si vous voulez à tout prix nous caser votre carte, c'est que vous y avez un avantage. Sinon, pourquoi ne pas nous faire la remise, simplement parce que nous sommes fidèles ? Ca fait plusieurs années non que vous voyez ma trombine dans votre magasin. Donc, vous le voyez bien que je suis fidèle !

Et est-ce que tous ces commerçants qui veulent nous rendre fidèles se posent la question de savoir s'il y a assez de place dans notre porte-feuilles pour loger toute cette fidélité ? En recensant tous les magasins qui m'en ont proposée, j'arrive à une bonne vingtaine. C'est lourd d'être fidèle ! Alors, à bien y réfléchier, je préfère rester infidèle.

Des prisonniers en liberté. C'est ce que nous sommes devenus en courbant l'échine, en acceptant toute nouvelle mesure, en se contentant de râler dans notre coin. Ainsi, petit à petit, nous qui pensions être les plus forts parce que nous avions su générer du progrès, nous sommes désormais prisonniers de ce progrès.

Des exemples, je pourrais en donner à la pelle. La dernière mesure qui nous contraint à avoir un éthylotest dans notre voiture m'insurge au plus haut point.
Je désobéirai. Je n'achèterai pas ce test. Je refuse cette nouvelle contrainte. Et lorsque je serai arrêtée, j'expliquerai pourquoi je refuse. Je préfère payer une contravention que de courber l'échine, une nouvelle fois. Autre solution, plutôt drôle celle là : les musulmans, jusqu'à preuve du contraire, ne boivent pas d'alcool. Donc veillez à toujours avoir un coran sur votre siège passager. Ainsi vous pourrez expliquer à la Maréchaussée que vous ne buvez pas d'alcool parce que votre religion vous l'interdit et qu'il est donc inutile pour vous d'investir dans un éthylotest.

vous n'en avez pas marre lorsque vous montez dans une voiture de l'entendre cuiner parce que vous ne vous êtes pas précipité sur la ceinture pour l'attacher !
Vous n'en avez pas marre lorsque vous faites une marche arrière de l'entendre cuiner parce que vous passez trop près de l'obstacle !

Vous n'en avez pas marre de devoir surveiller sans arrêt votre compteur pour voir si vous ne roulez pas à 135 au lieu de 130 !

Sans parler des nouvelles normes pour les climatiseurs qui font que si votre appareil tombe en panne on ne vous le réparera pas parce que nos élus ont décidé d'interdire le gaz nécessaire à son bon fonctionnement pour le remplacer par un autre. Oui, j'ai découvert cela récemment, à mes dépens !

Et l'obligation de payer les taxes comme la Tva,  les impôts sur les sociétés, j'en passe et des meilleures, par télépaiement, vous trouvez ça normal ! Plus possible de payer par chèque. Oui, ces Messieurs n'on plus le temps (ou ne veulent plus passer du temps) à encaisser nos chèques. Donc, il nous faut désormais mettre l'argent directement sur le compte de l'Etat. Idem pour nos chers banquiers qui nous font payer un abonnement à leur système internet pour effectuer les virements à leur place... Au fait, à quoi servent les banquiers aujourd'hui ?

La liste des obligations en tout genre, plus stupides les unes que les autres, est tellement longue qu'il me faudrait une journée pour la rédiger.

OUI, NOUS SOMMES DES PRISONNIERS EN LIBERTÉ, car chaque jour qui passe, on nous met un nouveau fil à la patte et on dit oui, trop occupés à tweeter, facebooker... (sauf moi, je refuse), anesthésiés par cette société du progrès qui n'a de progrès que le nom !

Pas un mois sans qu'on ne nous annonce un nouveau plan social.

Le nombre de chômeurs s'accroît de jour en jour et donc, suivant le principe des vases communicants, celui des actifs qui peuvent payer pour ceux qui n'ont plus d'emploi, diminue.

A ce rythme là, il va bien arriver un jour où on ne sera plus assez nombreux pour aider ceux qui en ont besoin !

Que va-t-il se passer ce jour là ?

Mais il y a, aussi, ceux qui ne veulent pas travailler parce que c'est trop fatigant.
Mohammed, le fils aîné de ma "vaillante" Malika (on ne peut pas dire, telle mère, tel fils) vient de goûter aux délices du RSA. Du fric qui te tombe dans les poches sans avoir à lever le petit doigt. Génial non ?

Quand je demande à Mohammed où il en est de ses recherches de travail, il me répond  qu'il envoie des CV. Air connu. Et quand je lui fais remarquer que ce sont bientôt les vendanges (tant de vignerons manquent de main d'oeuvre !) il me répond : "c'est trop fatiguant !". Alors, je n'ai pas manqué d'expliquer à ce charmant jeune homme que c'est parce qu'il y en encore des couillonnes comme moi pour bosser dur et payer de plus en plus de cotisations que cette génération peut s'autoriser à répondre "c'est trop dur !".

Ne sommes nous tous pas collectivement responsables de cela ?
Un ministre de l'ancien gouvernement proposait que les gens touchant le RSA rendent des services d'intérêt public. Il n'a rien inventé. Nous sommes nombreux à y penser depuis des années et ce, quelles que soient nos opinions politiques ! Alors, qu'attend le nouveau gouverment pour avoir le courage de mettre cela en pratique ? Car, certes, il y a ceux qui n'ont plus de travail parce que leur patron décide de s'implanter dans les pays où la main d'oeuvre est moins chère, mais il y a tous ceux qui trouvent bien plus confortable de toucher des aides de l'Etat, donc de nous, et de passer leur temps à tweeter, facebooker, etc...Bref à glander !

Et faire des travaux d'intérêt public, même si on est "victime" d'un système rouleau compresseur qui vous jette comme une vieille chaussette quand il n'a plus besoin de vous, n'est pas déshonorant. Il y a plein de personnes âgées, de personnes en difficultés qui apprécieraient l'aide ou la compagnie de ceux qui sont encore alertes et qui se retrouvent au chômage. Cela créerait du lien. Cela donnerait un sens à notre société qui en est de plus en plus dépourvu. Quand on pense qu'en été 2003 15 000 personnes sont mortes dans l'indifférence générale, si les bénéficiaires du RSA avaient eu pour mission de s'occuper de personnes seules, un à deux jour par semaine, on aurait sûrement sauvé bien des vies !

De la même façon, chaque citoyen devrait s'acquitter d'un impôt, aussi minime soit-il, pour qu'il est réellement conscience de son appartenance à l'Etat français. Car, c'est bien connu, on ne respecte pas de la même façon ce qui est gratuit. Ne serait-ce que 10 euros/an, c'est un geste symoblique qui changerait, comme bien d'autres, les relations entre nous !

On nous parle de réchauffement climatique, on n'a de cesse de nous expliquer qu'il faut agir autrement, consommer autrement... Mais... Qui le fait ?

Je suppose que, comme moi, il vous arrive tous les jours de rentrer dans des magasins sur-climatisés, surtout quand cela ne s'impose pas. Les parisiens ne me contradiront pas si j'avance qu'il n'y avait aucune raison de climatiser magasins et hôtels en mai et juin. Et pourtant... Combien de fois ai-je été obligée de mettre une écharpe autour du cou pour faire face à ce froid glacial qui vous saisit, à peine le pas de porte franchi ?

Récemment, au volant de ma voiture sur la pénétrante nord de Perpignan - cette voie rapide qui permet de rentrer dans la ville - arrêtée, comme à l'accoutumée, par des bouchons, j'ai pu constater que pas une seule voiture n'avait ses vitres ouvertes. Pourtant, il faisait chaud mais rien d'insupportable, et le petit vent du nord bienfaiteur rempllissait son rôle de ventaliteur si l'on avait le bon sens de baisser sa vitre.

Mais... on nous a vendu des véhicules avec la clim, donc, il faut s'en servir.

On a créé les téléphones portables, donc il faut s'en servir au risque de déranger ses voisins de table ou de train.

On a installé la clim dans les magasins, donc, il faut l'allumer, peu importe la température extérieure.
Aussi stupide que ce que j'ai pu constater à plusieurs reprises dans le jardin public se trouvant en face de ma maison. Tous les matins, en été, l'arrosage automatique se met en place. Combien de fois ce système tournait à plein régime alors qu'il y avait eu un bel orage toute la nuit !

Tout aussi stupide et irréfléchie l'attitude de cette responsable d'hôtel à laquelle je faisais remarquer que ma chambre était surchauffée et que tant de dépense d'énergie était purement et simplement du gaspillage. La réponse de la dame ne va pas étonner ceux qui, comme moi, déplorent les automatismes : "si vous trouvez qu'il fait trop chaud, vous pouvez ouvrir les fenêtres !" Ah oui, j'avais oublié qu'on chauffe pour mieux refroidir après. Tellement logique ! Ne serait-il pas plus judicieux de proposer à ceux qui veulent du chauffage dans leur chambre de l'allumer en arrivant plutôt que de suggérer à ceux qui n'en veulent pas d'ouvrir les fenêtres alors que le chauffage a tourné à plein régime toute la journée ?

Le 27 février le bistouri du professeur Joyeux t’a tué.

Je t’avais prévenu. On ne s’invite pas chez les gens comme ça.

Tu t’es retrouvé dans un bocal avec des gens penchés sur toi pour voir si tu avais des petits dans le ventre.

Mort, définitivement mort. On ne t’a pas laissé le temps de copuler.

Comme je te l’ai déjà expliqué, je te serai éternellement reconnaissante de t’être ainsi imposé dans mon corps.

Ce fut un choc terrible mais… j’ai compris que j’étais plus forte que toi et que le professeur Joyeux, le bien nommé, se chargerait de m’aider à t’expulser.

Désormais, je suis libre.

Libre de vivre chaque minute, chaque heure, chaque jour avec l’intensité du moment présent.
J’aime mon corps, j’en prends soin, j’apprends à l’écouter.

J’aime mon esprit, je sais qu’il est ma force.

Grâce à toi j’apprends à ne plus me laisser envahir par ce qui n’est pas utile.

J’ai encore du chemin à faire mais les premiers pas sont encourageants.

Je te remercie d’avoir accepté de partir aussi vite.

Je te remercie de m’avoir rendu ma joie de vivre.




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