Le blog de Christine Ontivero

  • Accueil
    Accueil C'est ici que vous pouvez trouver tous les articles posté sur le site.
  • Archives
    Archives Contient une liste d'articles du blog qui ont été créés précédemment.

LES 70 ANS DE LA SÉCURITÉ SOCIALE

En ce jour anniversaire de la Sécurité Sociale, il convient de se poser la question de savoir si ce système n’a pas besoin d’être réformé en profondeur.
J’entends l’inquiétude de ceux qui pensent qu’on risque de leur supprimer LEUR sécurité.
Alors, je les invite à réfléchir un peu. C’est un système qui est dépassé et qui nous coûte très cher à tous, à commencer aux entreprises – je suis bien placée pour savoir ce que ma petite entreprise donne pour entretenir le système – et à nous pauvres citoyens car tant que nous n’acceptons pas l’idée qu’il y a urgence à réformer le système, les entreprises n’embauchent pas ou ferment parce qu’elles n’ont plus les moyens de payer les lourdes charges qui sont les leurs.

Le problème est que, quand quelque chose est gratuit, on en use et on en abuse, puisque c’est gratuit.

Pourquoi aller chez son médecin au moindre petit bobo ? Ca rassure et puis, ça ne coûte rien – si ce n’est 1 euro - puisque c’est remboursé. La sécurité sociale devrait entrer en action, uniquement pour les problèmes de santé graves.
Pour un rhume, pas besoin d’aller chez le médecin, ni même pour une gastro. On sait tous qu’avec un peu de paracétamol pour l’un,  et un régime alimentaire adapté pour l’autre, ces petits maux disparaissent. Or, n’est-ce pas ce qui remplit les cabinets des médecins ?

Autre exemple. Et celui-là est bien plus conséquent.
J’ai été opérée d’un cancer du sein, voici 3 ans. J’ai choisi d’être prise en charge par le grand, le très grand professeur Joyeux. Je ne vais pas raconter là à quel point le corps médical de ma ville a tenté de m’éloigner de ce remarquable personnage. Cela fera l’objet d’un autre article car c’est édifiant ! Vu qu’il ne pousse pas à la consommation de médicaments et de soins, c’est un dangereux personnage.

Une fois opérée, il me fallait aller aux séances de radiothérapie. Entre parenthèses je n’ai pas suivi la totalité du protocole et je m’en porte très bien. Là aussi, j’aurai des choses à ranconter dans un autre article, surréaliste ! Pour l’heure, c’est surtout notre bonne vieille sécurité sociale que je souhaite aborder.

Lorsque j’arrive à la clinique Saint-Pierre de Perpignan, la première chose que l’on me demande à l’accueil : « comment êtes vous venue ? ». Entendez par là avec quel moyen de locomotion. « A pied, mais pourquoi me posez vous cette question ? » « Parce que vous avez droit à un transport pris en charge par la sécurité sociale ». Je me sentais tout à fait capable de parcourir, tous les jours, les 2  Km à pied pour me rendre à ces soins et c’est d’ailleurs ce que j’ai fait pendant deux mois, I pod collé sur les oreilles en écoutant la cassette de Louise L Hay « cancer, écoutez votre pouvoir de guérison ». Ce qui m’a permis de ne pas me laisser « manger par le système ».

Mais, bien entendu, toutes les autres personnes que je rencontrais dans la salle d’attente, venaient en taxi pris en charge par la Sécurité Sociale. Et tous de dire « puisqu’on y a droit ! ».

Le pire suit. Il me fallait faire de la rééducation pour mon bras et je devais donc me rendre 2 à 3 fois par semaine chez le kiné. Un jour, dans la salle d’attente, j’échange quelques mots avec une ambulancière laquelle me raconte que, une fois par semaine, elle conduit un patient à Montpellier. Celui-ci ne voulant pas faire sa chimiothérapie à Perpignan, il coûtait 400 euros par trajet à la Sécurité Sociale. Après tout, ce Monsieur avait tout à fait le droit de choisir ses soignants, en revanche, dans la mesure où il y a tout l’appareillage nécessaire dans sa ville pour ce faire, il n'est pas légitime que la Sécurité Sociale paye son ambulance ! Pour ceux qui habitent en zone rurale, éloignés de tout, il n'y a a rien à dire. On comprend qu'ils soient pris en charge mais pas de ce genre de situation ! Et combien de cas comme celui-ci doit il y avoir ? Ce sont sûrement les mêmes qui ne trouvent pas légitime que l'on donne la CMU à ceux qui n'ont pas de revenus !

Alors, on imagine si, demain, l’Etat supprimait toutes ces aberrations, les taxis et autres ambulanciers dans la rue, en train de tout bloquer parce qu’on leur enlèverait le pain de la bouche. Serions nous prêts à accepter le blocage des routes jusqu’à ce qu’ils comprennent que nous ne pouvons plus payer pour ce genre d’abus ?

Car il est bien là le problème. Pour que notre pays puisse se réformer en profondeur, il faut accepter la grogne et les conséquences qui vont avec.

Tôt ou tard, la Sécurité Sociale devra changer en profondeur.

Commentaires

  • Invité
    harper lundi, 15 février 2016

    Certes vous avez raison de pointer du doigt des faits quotidiens mais, sans nullement justifier ces abus, .....la sécu a un rôle économique et de cohésion sociale qui malheureusement prime....
    L'hypocrisie des politiques .... et des systèmes ... si vous saviez ...
    vous évoquez des faits réels mais il y a bien pire avec des enjeux astronomiques...
    tout est fait pour que la réglementation ... puisse être contournée ... sans grand risque

Commenter cet article

Invité mercredi, 16 août 2017



Calendrier

Loading ...

Archives

Articles