Le blog de Christine Ontivero

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Y'EN A MARRE

Ce n'est pas parce que vous êtes journaliste que tout vous est dû.
Ce n'est pas parce que vous êtes journaliste qu'il faut vous autoriser à être impolis.

Ce n'est pas parce que vous êtes journaliste qu'on va se mettre à plat ventre devant

vous.

Stop ! Un minimum de respect. Vous avez autant besoin de nous que nous avons besoin de vous. Alors cessez de nous piétiner.

Voici la lettre que j'adresse à un journaliste qui écrit pour un titre important mais qui se conduit comme un gougnafier. J'ai avalé ma dernière couleuvre jeudi 25 mars. Mon cou est trop petit, elle ne passe pas.

Je ne donne, bien entendu, pas le nom du journaliste et pourtant, il mériterait qu'on le montre du doigt.

 

 

 

 

Bonjour,


Je n’ai pas eu le plaisir de vous accueillir au restaurant XX, comme convenu, jeudi 25 mars pour vous présenter mon client XX. J’en ai été d’autant plus étonnée que j’avais pris soin de vous rappeler sur votre portable la veille afin de m’assurer que vous n’aviez pas oublié ce rendez-vous.

Vous avez eu la délicatesse (c’est un moindre mal) de prévenir en laissant un message à mon bureau à 12 h 50 ainsi qu’au restaurant pour dire que vous étiez en bouclage. Permettez-moi de vous faire part de ma stupéfaction car je suppose que le bouclage pour votre rubrique a lieu toutes les semaines, le même jour ! J’ai du mal à m’expliquer que vous n’ayez pas pensé à cet impératif lorsque je vous ai rappelé notre rendez-vous. Si vous m’aviez dit la veille, je ne pourrai pas venir pour cause de bouclage, j’aurais encore pu annuler votre repas mais… A dix minutes du début du service, tout repas commandé doit être payé.

Je comprends que l’on puisse oublier la journée de bouclage - les sollicitations sont si nombreuses ! - sauf qu’il est assez fréquent que vous vous désistiez à 10 minutes du rendez-vous pour ce même motif. Personnellement, je prends soin d’informer mes clients du fonctionnement de la presse, du fait que certains peuvent se désister la veille ou le jour même. Dans la mesure où ils sont prévenus, cela passe mieux. Toutefois, comment expliquer à un client auquel on annonce un déjeuner avec 4 journalistes que l’on s’est bien assuré, la veille, de la présence des 4 invités si, malgré toutes ces précautions, il en manque un le jour J ? Un bouclage, c’est tout de même quelque chose qui se prévoit non ?

Les attaché(e)s de presse exercent un métier difficile. Ils (elles) le savent. Ils (elles) préfèrent toutefois les journalistes qui déclinent leur invitation à ceux qui annulent à la dernière minute et qui, surtout, sont coutumiers du fait. Ce n’est effectivement pas la première fois que j’apprends, juste au moment de passer à table, que finalement votre place restera vide, sans parler de celles où vous n’êtes pas venu sans même prévenir. Ce qui me rassure, si je puis m’exprimer ainsi, c’est que mes confrères ou consœurs ont également vécu, à maintes reprises, des situations semblables. Eux ont pris la décision de ne plus vous inviter sans vous dire à quel point ces absences systématiques les mettaient dans une situation délicate vis à vis de leurs clients. Mais… Est-il vraiment nécessaire de vous le dire ?

Me concernant, cela fait plusieurs années que je vous informe, que je vous invite, que je vous envoie des vins à déguster… J’ai le sentiment que ce que je représente ne vous intéresse pas. Pendant toutes ces années, j’ai accepté, comme bon nombre de mes confrères ou consœurs, parce que XX est un titre important, ces attitudes qui relèvent, à mon sens, du plus profond des mépris pour notre travail. On courbe le dos, on avale les couleuvres… Jusqu’au jour où… J’ai décidé de me respecter - et surtout de faire respecter mes clients - en ignorant tous ceux qui ont, de manière récurrente, le même empêchement. Je ne vous importunerai donc plus.

Je suppose que mes états d’âme vous indiffèrent mais… le silence n’est pas une attitude saine. Ce qui est « anormal » ne doit pas devenir « normal ».

Je le regrette car j’apprécie votre chronique !

 

Sincères salutations.

 


Christine Ontivéro

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Invité mardi, 15 octobre 2019



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